Traitement des remontées capillaires à Nantes
Comment se passe l'arrêt de l'humidité ascensionnelle ?
L'humidité ascensionnelle, c'est l'eau du sol qui remonte par capillarité dans les fondations et les murs, parfois jusqu'à 1,50 m de hauteur. Dans les maisons anciennes du 44000, la pierre calcaire et le tuffeau — matériau historique du bassin ligérien acheminé d'Anjou par voie d'eau (Académie de Nantes) — absorbent particulièrement bien l'eau. Le traitement curatif cible précisément cette capillarité : on crée une barrière chimique imperméable à l'intérieur même de la maçonnerie. Le NF DTU 20.1 (Le Moniteur) impose une coupure de capillarité à 15 cm au-dessus du sol le plus haut : c'est le principe que notre intervention restaure sur le bâti existant. Voici les trois étapes du chantier.
Étape 1 : Sondage et perçage des murs
Avant de percer quoi que ce soit, on commence par un diagnostic humidité complet. On mesure le taux d'hygrométrie sur toute l'épaisseur du mur avec un hygromètre à pointe et un appareil de mesure sans contact. Une fois le niveau d'humidité confirmé, on perce une rangée de trous en quinconce au bas du mur — typiquement à 10-15 cm du sol — à intervalles réguliers selon l'épaisseur. L'outillage est adapté à la nature de la maçonnerie pour éviter tout éclatement, comme le recommandent les fiches pathologie de l'Agence Qualité Construction.
Étape 2 : Injection de résine hydrofuge
C'est le coeur de l'intervention. On injecte sous basse pression une résine hydrofuge à base de silane-siloxane directement dans les trous forés. La résine pénètre progressivement dans la porosité de la maçonnerie puis polymérise en formant une barrière étanche continue sur toute l'épaisseur du mur. L'eau ne peut plus remonter. Nos produits sont sans solvants et respectueux de l'environnement — un point important sur les chantiers en milieu habité. Les trous sont rebouchés au mortier une fois l'injection terminée.
Étape 3 : Temps d'assèchement et finitions
La barrière est posée, mais le mur reste humide : l'eau résiduelle doit encore s'évaporer. Ce processus prend du temps, souvent plusieurs mois selon l'épaisseur et la saturation initiale. Si du salpêtre est présent en surface, on traite les efflorescences avant toute réfection des plâtres ou enduits — voir notre page dédiée au traitement du salpêtre et des moisissures. Il ne faut pas refaire les peintures ou tapisseries tant que l'assèchement technique n'est pas complet — sinon les cloques reviennent. On vous donne un calendrier réaliste dès la fin du chantier.
Prix d'un traitement par injection de résine à Nantes
Le tarif dépend principalement de l'épaisseur du mur et de la longueur linéaire à traiter. Le marché 2026 s'établit à 80-150 € par mètre linéaire pour une injection de résine hydrofuge sur mur standard jusqu'à 40 cm d'épaisseur, et grimpe à 150-200 €/ml sur mur épais en tuffeau ou pierre de Loire (Travaux.com, barème 2026). Pour une maison individuelle avec injection complète et barrière d'étanchéité, le budget réel se situe entre 2 000 € et 6 000 € selon la longueur de mur concernée. Voir aussi notre grille tarifaire complète.
Point important sur les aides : le traitement des remontées capillaires **n'est pas éligible à MaPrimeRénov'** ni aux CEE — ce n'est pas un geste d'amélioration énergétique au sens de l'ANAH (synthèse aides humidité). En revanche, la TVA réduite à 10 % s'applique dès lors que le logement a plus de 2 ans et que l'artisan est RGE. Une aide ANAH est possible si l'humidité rend le logement insalubre, sous conditions de revenus. Si vous combinez le traitement avec des travaux de ventilation ou d'isolation, cette partie peut ouvrir droit à MaPrimeRénov'. Chaque chantier commence par un devis gratuit et détaillé — pas de forfait approximatif, pas de mauvaise surprise.
Des murs secs garantis jusqu'à 30 ans
La barrière créée par injection est couverte par notre garantie décennale et par une garantie de résultat sur l'assèchement allant jusqu'à 30 ans selon les fabricants de résines utilisées. Concrètement, si les remontées capillaires réapparaissent dans les conditions normales d'utilisation, on revient sans discussion.
Contre les moisissures, l'humidité ascensionnelle est souvent le facteur déclencheur dans les pièces de vie du rez-de-chaussée. Une fois le problème traité, l'isolation thermique des parois s'améliore mécaniquement — un mur sec perd beaucoup moins de chaleur qu'un mur gorgé d'eau. Nos avis clients vérifiés en témoignent, que ce soit autour de la Place Émile-Zola (Haut-Chantenay, XIXe siècle), dans le Chantenay ouvrier construit dès les années 1900, ou dans l'habitat rural ancien du Vieux-Doulon.
Questions fréquentes sur l'humidité ascensionnelle
Une question sur votre cave humide ou sur les délais d'intervention ? On peut vous répondre sous 48h et se déplacer rapidement pour un premier avis sur place. Les réponses aux questions les plus courantes sont ci-dessous — si votre cas est particulier, mieux vaut nous appeler directement pour qu'on vous donne un avis de professionnel adapté à votre bâti.
Combien de temps faut-il pour qu'un mur sèche complètement ?
En moyenne, comptez 6 à 18 mois pour qu'un mur traité sèche complètement. Tout dépend de l'épaisseur initiale, du taux de saturation et de la composition de la maçonnerie. Pour accélérer le processus : aérez les pièces quotidiennement, maintenez une température stable (le chauffage aide), et utilisez un déshumidificateur si nécessaire les premiers mois. L'erreur à éviter absolument : refaire les peintures ou poser du papier peint trop tôt. Attendez que l'humidimètre confirme un taux inférieur à 5 % avant toute finition.
Le traitement des remontées capillaires est-il éligible à MaPrimeRénov' ou à une aide ?
Non, pas directement. Le traitement des remontées capillaires seul n'est pas éligible à MaPrimeRénov' ni aux Certificats d'Économie d'Énergie : ce n'est pas un geste d'amélioration énergétique au sens de l'ANAH. En revanche, trois leviers existent. La TVA réduite à 10 % s'applique automatiquement pour tout logement de plus de 2 ans avec un artisan RGE. Une aide ANAH reste possible si l'humidité met en cause la salubrité du logement, sous conditions de revenus. Enfin, si le traitement est couplé avec une ventilation VMC/VMI ou une isolation, cette partie des travaux peut, elle, ouvrir droit à MaPrimeRénov'.
Comment différencier une remontée capillaire d'une infiltration ou d'une condensation ?
Trois indices fiables. La remontée capillaire se manifeste toujours en bas du mur, monte régulièrement jusqu'à 1,50 m maximum, et laisse des traces de salpêtre (sels minéraux blanchâtres) en surface. L'infiltration, elle, apparaît là où l'eau entre — plutôt en hauteur, autour d'une toiture, d'une fenêtre ou d'une fissure — avec des traces localisées qui suivent les intempéries. La condensation touche principalement les pièces humides (cuisine, salle de bain), les ponts thermiques et les angles froids, et se traite d'abord par la ventilation. Le diagnostic humidité mesure le taux d'hygrométrie à différentes hauteurs et profondeurs : c'est le seul moyen de trancher sans se tromper.
Injection de résine, drainage périphérique ou électro-osmose : quelle méthode choisir ?
L'injection de résine reste la méthode de référence pour le bâti existant : 80-150 €/ml, pérenne, conforme au NF DTU 20.1, recommandée par l'Agence Qualité Construction. Le drainage périphérique (100-200 €/ml) traite la cause — l'eau autour des fondations — mais impose de terrasser autour de la maison : lourd et rarement possible en cœur de ville nantaise. L'électro-osmose (1 000 à 3 000 € pour 15 ml couverts) inverse le sens de migration de l'eau par champ électrique : c'est une alternative intéressante sur des murs très épais ou classés, mais l'efficacité sur le long terme est contestée par plusieurs fiches pathologie. En pratique, sur le bâti nantais courant, on privilégie l'injection.
Faut-il traiter les remontées capillaires dans une maison en tuffeau ou en pierre de Loire ?
Oui, mais avec précaution. Le réseau CREBA (Réhabilitation Bâti Ancien) rappelle que ces maçonneries anciennes sont conçues pour respirer : l'humidité est gérée par l'échange permanent entre le mur et l'air ambiant. Un traitement par injection mal dosé ou associé à un enduit ciment étanche peut bloquer cette respiration et déplacer le problème. Sur bâti en tuffeau, on privilégie des résines silane-siloxane qui laissent passer la vapeur d'eau, on évite les enduits ciment en sortie de mur (on préfère la chaux), et on refait la finition intérieure uniquement après assèchement complet. C'est ce cadre qu'on applique systématiquement sur les maisons anciennes du quartier Zola, de Chantenay ou du Vieux-Doulon.
Quelles garanties couvrent un traitement par injection ?
Trois garanties se cumulent. La garantie décennale (obligatoire et légale) couvre tout désordre compromettant la solidité de l'ouvrage ou son usage pendant 10 ans. La garantie de résultat sur l'assèchement, portée par les fabricants de résines agréés, peut aller jusqu'à 30 ans selon le produit injecté : si la remontée capillaire réapparaît dans les conditions normales d'utilisation, l'intervention est reprise sans frais. Enfin, la conformité au NF DTU 20.1 et à la fiche pathologie AQC engage l'entreprise sur les règles de l'art. Exigez toujours un devis écrit qui précise la résine utilisée, le nombre de mètres linéaires traités, le diamètre et l'espacement des perçages — c'est la base d'un chantier sérieux.
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